Hier, j’ai découvert Tant mieux , le 34e et tout dernier roman d’ Amélie Nothomb , paru chez Albin Michel en octobre 2025. Un nouveau morceau de l’immense toile littéraire peinte sur sa vie. Dans cette histoire autobiographique écrite en hommage à sa mère — rebaptisée Adrienne pour des besoins personnels et littéraires —, nous sommes dans la Belgique des années 40, derrière le regard d’une enfant de quatre ans, qui découvre le monde des adultes, la cruauté, la guerre. Bien que romancé, la réalité n’en est pas moins brutale et on l’encaisse comme un gros coup de poing dans le ventre, tout en souhaitant que tout n’ait été que fiction. Sauf que non. Tant mieux. « Tant mieux » : ce sont les deux mots auxquels Adrienne s’accroche, tels un talisman verbal qui veut tout et rien dire à la fois : sauvegarde d’un équilibre mental fragile ; voile opaque devant l’innommable ; incantation de substitution à la suite d’une Maïzena perdue (lire le livre pour compre...