Tout droit sorti de l’imagination débordante de Shigeru Mizuki, Kitaro (dont les caractères signifient littéralement « enfant d’ogres ») devait à l’origine s’appeler Kitaro du Cimetière. L’idée fut finalement abandonnée au profit de Kitaro le repoussant, afin de mieux convenir aux bonnes mœurs du Japon de l’époque. Kitaro est ce nourrisson qui rampe hors du cadavre de sa mère pour évoluer dans un monde qui ne veut pas de lui. Borgne, mort-né, il peut compter sur l’aide d’un œil gauche tombé de la dépouille de son père, qui l’accompagnera tout au long de ses aventures, dès ses premiers instants dans le monde. Adopté par un employé ordinaire du nom de Mizuki (!) travaillant comme enquêteur dans un centre de transfusion sanguine, Kitaro ne peut résister à l’appel de son destin et, un soir, quitte son foyer avec son œil sur l’épaule, son gilet aux pouvoirs ancestraux et ses claquettes. Shigeru Mizuki aimait mélanger les genres : ici, on trouve tantôt ...