Beaucoup d’entre nous connaissent La Ferme des animaux de George Orwell, ce roman qui dénonce, par des métaphores anthropomorphiques, les dérives des régimes autoritaires lorsqu’ils accèdent au pouvoir. Mais ici, il n’est pas question d’une ferme dirigée par des cochons abusifs. Nous sommes dans un château, un domaine abandonné par les humains, sous le règne de Silvio, un taureau susceptible et tyrannique. Grâce à vos efforts, nous avons une milice de chiens forts et un président fort !! La suite n’est pas bien compliquée à comprendre : il y a, d’un côté, ceux qui se couvrent de privilèges et, de l’autre, ceux qui se sacrifient pour les maintenir. Bien que les privilégiés soient moins nombreux, ce sont eux qui tiennent les masses. Une mécanique maintes fois expliquée et dénoncée : rendre docile par le conditionnement psychologique, délester de toute envie de révolte. Mais tout a une limite. Beaucoup plus frontal et sans détour, cet album réinterprè...