Depuis sa première parution en 1883, le petit pantin de bois n’a pas subi l’usure du temps. Ce conte pour enfants continue de séduire autant les petits que les grands. Si son adaptation par Disney a largement contribué à sa popularité mondiale, c’est avant tout le roman original qui demeure une source d’inspiration. Preuve en est avec Edward Carey et son ouvrage L’Homme avalé , qui revisite l’univers de Collodi sous un angle singulier. Critique que vous pouvez également retrouver sur ce blog , qui explore un pan de l’histoire laissé inachevé par Collodi. C’est avec la version illustrée par les artistes de chez MinaLima (Miraphora Mina et Eduardo Lima) que je découvre ce conte. Très loin de la magie et de la féerie popularisées par Disney, c’est une histoire bien plus sombre qui entoure le petit pantin. À une époque où la peur faisait encore office d’outil pédagogique, le jeune Pinocchio enchaîne les mésaventures et connaît même une fin brutale au chapitre XV : pendu à un arbre. Mais le...