Première bande dessinée de Jean-Étienne, et déjà du très bon boulot.
On part découvrir dans cet ouvrage Eloane, une enfant qui assiste avec sa mère et son petit frère Erwan au « festival des lanternes » sur son île natale. Cet événement annuel a pour but d'honorer une entité ancestrale en reproduisant le rituel des lanternes. Chaque habitant de l'île doit apporter sa lanterne au pied de la statue honorée, ensuite il doit penser à toutes les choses qu'il garde en lui et qui le brûlent de l'intérieur. Ceci fait, la lanterne doit être allumée et se consumer toute la nuit. Détail très important : elle doit s'éteindre toute seule pour apporter une bonne année.
Alors que la cérémonie bat son plein, le père d'Eloane et d'Erwan périt dans un terrible incendie. Remplie de culpabilité et de rancœur, Eloane revient sur l'île. Maintenant adulte, elle revoit son petit frère, devenu muet, et sa mère avec qui elle est en froid.
Pendant que tous les trois regardent les festivités, comme autrefois, Eloane se dispute avec sa mère et… pour aller directement où ça devient intéressant : Eloane brise sa lanterne en la jetant par terre, se transforme en monstre et réveille l'entité ancestrale. La totale !
Pendant que tous les trois regardent les festivités, comme autrefois, Eloane se dispute avec sa mère et… pour aller directement où ça devient intéressant : Eloane brise sa lanterne en la jetant par terre, se transforme en monstre et réveille l'entité ancestrale. La totale !
Graphiquement, ce n'est pas ce dont j'ai l'habitude, mais cet album véhicule un message fort de maîtrise de soi et des émotions.
Une bande dessinée très prometteuse !
Éditions : Delcourt