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Adieu - Jacques Expert

 

Adieu - Jacques Expert

Jacques Expert est un écrivain français, mais aussi journaliste et dirigeant de médias audiovisuels (M6, Paris Première, RTL). Je le découvre avec Adieu (2011), son quatrième livre dans le genre thriller après La Femme du monstre (2007), La Théorie des six (2008) et Ce soir je vais tuer l'assassin de mon fils (2010).

Dans Adieu, on suit l’histoire d’un certain Hervé Langelier, un policier divorcé, père de trois enfants (qu’il ne voit plus), accro à la cigarette et qui, depuis peu, a été symboliquement nommé commissaire principal, ce qui lui a permis de bénéficier d’une meilleure retraite. (On comprend vite que le livre ne date pas d’aujourd’hui : Hervé a 55 ans et s’apprête à partir à la retraite, avec même un jour d’avance… Alors qu’en 2026, à 75 ans, il travaillerait encore. Parenthèse personnelle refermée.)

Racontée à la manière d’une enquête de police, l’histoire commence dix ans auparavant. Langelier a 45 ans lorsqu’on lui confie une affaire de triple meurtre. Un homme, se faisant passer pour un voisin, alerte le commissariat : « des meurtres ont été commis au 48, rue Pasteur ».
Un mois passe, l’enquête piétine et le suspect court toujours. Puis survient un deuxième appel anonyme, puis un troisième, puis un quatrième. Les meurtres se suivent et se ressemblent, selon un même procédé : une famille assassinée dont le père s’est mystérieusement volatilisé.
Hervé devient aigri, rongé par les scènes de crime qu’il a vues et hanté par le fantôme d’un meurtrier qu’il ne parvient pas à arrêter. Cette affaire l’obsède au point que sa femme le quitte, emportant leurs trois enfants.
Pour empirer les choses, des conflits internes, des rivalités typiques du milieu policier et des guerres d’ego viennent fragiliser davantage l’enquête.

La structure du roman s’organise autour d’un prologue, qui introduit brièvement le personnage, puis d’une première partie — Le désespoir du commissaire — qui maintient le suspense, malgré quelques réactions parfois excessives pour des professionnels confrontés à des scènes de crime.
La deuxième partie — La solitude du commissaire — casse quelque peu le rythme avec un long monologue d’une centaine de pages, revenant sur les dix années d’obsession du personnage.
Enfin, la troisième partie — Fin de nuit — vient refermer l’enquête et conclure progressivement l’affaire. Mais la véritable résolution se trouve dans l’épilogue, ultime pièce du puzzle, qui apporte un éclairage final.

Les scènes de violence banalisée envers les animaux m’ont dérangées. Bien qu’elles renforcent le caractère méprisable de certains personnages, en mettant en lumière leur brutalité et leur négligence, cela reste, pour moi, un sujet sensible. Et, au passage : évitez de donner du lait aux chats (et aux chiens), car, comme certains humains, ils le digèrent mal.

En somme, un livre intéressant, sans être celui que je qualifierais de préféré. Dans ma pile à lire, figure également Je suis Amélie Lenglet, coécrit avec Philippe Balland, dont le résumé semble très prometteur. À voir !

Je suis Amélie Lenglet (2024)

Bonne lecture !


Éditions : Sonatine
Année : 2011
Pages : 327
Langue : français
EAN : 9782355840845
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